⚖️ Le comparatif du créancier

Société de recouvrement ou avocat :
qui fait vraiment payer votre débiteur ?

Une société de recouvrement relance. Un avocat contraint. Pour une facture impayée entre entreprises, la différence se joue le jour où le débiteur décide de ne pas répondre.

La réponse nette : pour une créance professionnelle de 10 000 € HT ou plus, restée impayée malgré vos relances, l'avocat s'impose — parce que lui seul peut contraindre le débiteur (mise en demeure d'avocat, assignation, référé provision, saisie conservatoire, exécution) et écarter une contestation devant le tribunal. La société de recouvrement reste pertinente dans un cas précis : les portefeuilles de nombreuses petites créances, où la relance de masse est le bon outil. Le critère décisif n'est pas le slogan « no cure no pay » : c'est le pouvoir de contrainte.

Le comparatif complet

Sept critères qui comptent vraiment quand une facture B2B reste impayée. Le tableau se lit d'une question simple : que se passe-t-il quand le débiteur dit non ?

Critère Société de recouvrement Avocat en recouvrement
Pouvoir de contrainte réel Relance amiable uniquement : courriers, appels, éventuellement visite. Aucun de ces actes n'oblige le débiteur à quoi que ce soit. Toute l'échelle : mise en demeure d'avocat (étape éventuelle du plan — d'après notre pratique, 30 % des dossiers sont réglés sans procès), assignation, référé provision, saisie conservatoire avant jugement, puis exécution forcée via commissaire de justice.
Coût type Commission au succès, souvent 8 à 20 % du montant recouvré, parfois avec frais de dossier. Due même si le débiteur paie spontanément après le premier courrier. Grille publiée : négociation précontentieuse 800 € HT, référé provision + 1 000 € HT, option saisie conservatoire + 800 € HT, honoraire de résultat 8, 7 ou 6 % HT du recouvré. Prix total annoncé par écrit avant tout engagement.
Qui supporte les frais à la fin Vous. Les frais de recouvrement amiable engagés sans titre exécutoire restent à la charge du créancier (art. L.111-8 CPCE) : la commission n'est pas récupérable sur le débiteur. Une large partie peut être mise à la charge du débiteur : article 700 CPC + indemnisation complémentaire de l'article L.441-10 II du Code de commerce (B2B, sur justification), en plus des 40 € d'indemnité forfaitaire par facture et des intérêts de retard (taux supplétif BCE + 10 points, soit 12,40 %/an au 2ᵉ semestre 2026).
Face à un débiteur qui résiste Impasse : après la séquence de relances, le dossier vous est rendu ou transmis à un avocat partenaire — des mois plus tard, prescription entamée. Bascule au contentieux : d'après notre analyse de 489 procédures (base Judilibre 2023-2026), il s'écoule 105 jours en médiane entre l'assignation en référé et l'ordonnance — un quart en moins de 62 jours.
Face à un débiteur qui vacille Rien. Aucun moyen d'empêcher les comptes de se vider ou les actifs de partir avant la liquidation. Saisie conservatoire en quelques jours : les fonds sont gelés avant tout jugement, sur autorisation du juge. Exemple consultable : 637 000 € gelés en une saisie (JEX de Créteil), dont 340 992 € débloqués au profit du créancier.
Qui peut vous dire « renoncez » Personne : son modèle économique repose sur la poursuite de la relance, jamais sur l'arrêt des frais. L'avocat : il engage sa responsabilité sur la stratégie qu'il recommande. La vérification de la solvabilité du débiteur est la première étape de notre intervention — nous ne poursuivons pas un débiteur insaisissable sans vous le dire.
Encadrement et garanties Mandataire privé : activité déclarée et encadrée (art. R.124-1 s. CPCE), sans monopole ni prérogative judiciaire. Profession réglementée : serment, secret professionnel, déontologie contrôlée par l'Ordre, assurance obligatoire, maniement des fonds via la CARPA, monopole de la représentation en justice.

Décisions citées consultables en intégralité sur la page décisions du cabinet ; grille tarifaire complète sur la page honoraires.

Sur 30 000 € récupérés, ce que ça donne

Prenons une créance de 30 000 € intégralement récupérée.

  • Société de recouvrement : avec une commission de 8 à 20 % du montant recouvré, vous abandonnez entre 2 400 € et 6 000 € — non récupérables sur le débiteur (art. L.111-8 CPCE). Et ce montant est dû même si le débiteur aurait payé sur simple mise en demeure.
  • Avocat (exemple : négociation puis référé provision) : forfaits 800 € + 1 000 € HT, plus l'honoraire de résultat de 8 à 6 % du recouvré selon le montant — soit au plus 2 400 € HT ici. Différence décisive : dans le cadre du contentieux, une large partie de ces frais peut être mise à la charge du débiteur (art. 700 CPC et art. L.441-10 II C. com., sur justification), en plus des intérêts de retard et de l'indemnité forfaitaire de 40 € par facture.

Le coût facial des deux solutions est comparable. Ce qui n'est pas comparable, c'est ce qui se passe si le débiteur ne paie pas volontairement : d'un côté, le dossier s'arrête ; de l'autre, il change simplement d'étape.

Les 3 cas où la société de recouvrement est le bon choix

Soyons honnêtes : la société de recouvrement a un vrai terrain.

  1. Un portefeuille de nombreuses petites créances (chacune sous 10 000 € HT) : la relance industrialisée coûte moins cher qu'une procédure par dossier, et le volume compense le taux de perte.
  2. La relance de masse externalisée : si votre entreprise génère un flux continu d'impayés de faible montant, déléguer la relance libère vos équipes.
  3. Des clients récurrents à faible enjeu que vous voulez conserver : une relance amiable tierce, mesurée, préserve la relation mieux qu'une assignation.

Les cas où l'avocat s'impose

  • La créance est significative (10 000 € HT et plus) : chaque mois perdu en relances est un mois offert au débiteur pour organiser son insolvabilité.
  • Le débiteur ne répond plus ou conteste — même de mauvaise foi : seule une procédure permet d'écarter la contestation et d'obtenir un titre exécutoire.
  • Le débiteur vacille (incidents de paiement, comptes non déposés, rumeurs de cessation) : la saisie conservatoire gèle les fonds avant jugement — c'est une course de vitesse que la relance amiable ne court pas.
  • Vous avez déjà relancé : une deuxième couche de relances n'ajoute rien ; le signal qui change le comportement du débiteur, c'est le papier à en-tête d'un avocat et la perspective concrète du tribunal.
  • Vous voulez une décision, pas un abonnement à l'espoir : avant d'engager un euro, vous avez besoin de savoir si le débiteur peut payer et si le jeu en vaut la chandelle.

Le piège du « no cure no pay »

« Pas de résultat, pas d'honoraires » : la formule rassure, mais regardez-la en chiffres.

  • Vous payez sur ce qui aurait payé tout seul. Si le débiteur règle après le premier courrier — parce qu'il allait régler de toute façon — la commission s'applique sur la totalité : sur 30 000 €, jusqu'à 6 000 € abandonnés pour une lettre de relance.
  • Vous ne récupérez jamais cette commission. Les frais de recouvrement amiable restent à la charge du créancier (art. L.111-8 CPCE), là où les frais du contentieux peuvent être mis, pour une large partie, à la charge du débiteur.
  • Le « no cure » cache un tri silencieux. Les dossiers difficiles — ceux où le débiteur résiste — sont relancés mollement puis rendus : le modèle vit des dossiers faciles.
  • Personne ne vous dit jamais d'arrêter. Un dossier irrécouvrable peut être relancé pendant des mois : cela ne coûte rien à la société de recouvrement, mais cela vous coûte la prescription (5 ans en matière commerciale) et l'illusion que le sujet est traité.

Notre différence : un process d'avocat, structuré et rapide

Le cabinet ne vend pas de la relance : il vous accompagne jusqu'au paiement de ce que vous n'arrivez pas à vous faire payer. Pour savoir où vous en êtes, commencez par notre audit en ligne gratuit et immédiat : vous répondez à quelques questions sur votre dossier, la réponse s'affiche instantanément et une synthèse vous est adressée par email. Si vous nous confiez ensuite votre dossier, la mise en demeure d'avocat part sous 24 h une fois votre dossier complet. Voir notre méthode.

La vérification de la solvabilité de votre débiteur (comptes déposés, BODACC, bénéficiaires effectifs) est la première étape de notre intervention : nous ne poursuivons pas un débiteur insaisissable sans vous le dire. Côté délais, un règlement amiable se joue en quelques jours à quelques semaines ; une procédure prend environ 3 mois — cohérent avec notre baromètre : 105 jours en médiane pour un référé.

Les résultats du cabinet sont consultables : plus de 5,5 M€ recouvrés en près de 10 ans d'exercice, 13 décisions publiées sur la page décisions, dont 142 582 € obtenus au tribunal de commerce de Versailles, 118 165 € en référé et 637 000 € gelés par saisie conservatoire.

Questions fréquentes

Une société de recouvrement peut-elle saisir un compte bancaire ?

Non. Une société de recouvrement est un mandataire privé : elle peut relancer, écrire, téléphoner — rien de plus. Toute saisie (saisie-attribution sur compte, saisie conservatoire) suppose une décision de justice ou une autorisation du juge, puis l'intervention d'un commissaire de justice. Ce chemin passe par le tribunal, où seul un avocat peut vous représenter et plaider.

Que se passe-t-il si le débiteur ignore la société de recouvrement ?

Rien, juridiquement. Ses courriers n'ont aucune force contraignante : un débiteur organisé peut les ignorer sans conséquence. Le dossier vous est alors rendu, souvent plusieurs mois plus tard, avec un débiteur qui a eu le temps de s'organiser — et une prescription commerciale de 5 ans qui a continué de courir.

Une société de recouvrement peut-elle aller en justice à ma place ?

Non. La représentation devant les tribunaux est réservée aux avocats. Au mieux, elle vous oriente vers une injonction de payer à déposer vous-même, ou transmet le dossier à un avocat partenaire — un intermédiaire de plus entre vous et la décision. À noter : l'injonction de payer se fragilise dès que le débiteur forme opposition (il a 1 mois pour le faire), et sa caducité passe de 6 à 3 mois au 1ᵉʳ septembre 2026.

Et l'huissier (commissaire de justice) : est-ce une troisième option ?

Le commissaire de justice (ex-huissier) est un officier ministériel dont le rôle central est la signification des actes et l'exécution des décisions : c'est lui qui saisit le compte une fois le titre obtenu. Il propose aussi une procédure simplifiée de recouvrement (art. L.125-1 CPCE), plafonnée à 5 000 € et subordonnée à l'accord du débiteur — mais depuis la loi n° 2026-307 du 23 avril 2026, les créances ayant fait l'objet d'une facturation entre commerçants en sont exclues : elle n'est donc plus une option pour une facture impayée entre entreprises commerçantes. Pour une créance de 10 000 € HT et plus, il intervient en aval, en exécution de ce que l'avocat a obtenu du juge.

Puis-je passer de la société de recouvrement à l'avocat ?

Oui, à tout moment. Deux vérifications avant : les conditions de sortie de votre mandat (certains contrats prévoient une commission même si vous retirez le dossier) et le temps déjà consommé — chaque mois de relance amiable entame la prescription de 5 ans et laisse le débiteur s'organiser. Apportez les preuves des relances effectuées : elles nourrissent le dossier contentieux.

Le « no cure no pay », c'est vraiment gratuit ?

Non. Vous ne payez rien si rien n'est récupéré — mais si le débiteur paie, même spontanément, la commission s'applique sur tout le montant. Et ces frais amiables restent à votre charge (art. L.111-8 CPCE) : ils ne sont pas répercutables sur le débiteur. Dans un contentieux mené par un avocat, une large partie des frais peut au contraire être mise à la charge du débiteur (art. 700 CPC et art. L.441-10 II C. com., sur justification).

Combien coûte un avocat en recouvrement de créances ?

Notre grille est publiée sur la page honoraires : négociation précontentieuse 800 € HT, référé provision + 1 000 € HT, option saisie conservatoire + 800 € HT, honoraire de résultat de 8, 7 ou 6 % HT des sommes effectivement récupérées. Le prix total de votre plan est annoncé par écrit, avant tout engagement.

Pourquoi le cabinet ne traite-t-il que les créances de 10 000 € HT et plus ?

Par honnêteté économique : en dessous, les honoraires d'une procédure (environ 1 500 € HT) pèsent trop lourd par rapport à l'enjeu. Pour ces créances, notre guide gratuit détaille ce que vous pouvez faire vous-même.

Avant de choisir, sachez si votre créance est récupérable

Audit en ligne gratuit et immédiat : répondez à quelques questions, la réponse s'affiche instantanément — avec une synthèse par email. Dès 10 000 € HT d'impayé. Et si vous nous confiez votre dossier : mise en demeure d'avocat sous 24 h une fois votre dossier complet.

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Sources : art. L.111-8 Code des procédures civiles d'exécution · art. R.124-1 s. CPCE (encadrement du recouvrement amiable) · art. 700 Code de procédure civile · art. L.441-10 II Code de commerce · art. L.111-3 CPCE (titre exécutoire) · art. L.125-1 CPCE (procédure simplifiée de recouvrement ; exclusion des créances facturées entre commerçants par la loi n° 2026-307 du 23 avril 2026) · baromètre du cabinet : analyse de 489 procédures de référé, base Judilibre 2023-2026 · décisions consultables sur /decisions.

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